Psaume 47. Frappez dans vos mains (1998)

Cantique de réjouissance, chanté quand l’arche fut déposée à Jérusalem. Elle était le témoignage de l’alliance faite avec le Seigneur, et la figure de la venue de Jésus-Christ dans son Eglise, assurant la réconciliation de Dieu avec les hommes. Le prophète révèle de plus qu’en cette alliance seront compris non seulement les Juifs, mais aussi les empires et les puissants royaumes de la terre qui reconnaîtront le vrai Dieu comme leur souverain Seigneur et Roi.

Théodore de Bèze (1998) - Genève, 1551


1. Frappez dans vos mains, Vous tous les humains !
Venez applaudir, Faites retentir
Le nom solennel De Dieu, l’Eternel !
Tremblez à la fois De crainte et de joie :
Dieu, le grand Roi, fait Sentir en effet
Sa force à travers L’immense univers.

Psaume 7. Mon Dieu, mon unique espérance (1998)

Pendant la grande persécution de Saül, David prie pour sa délivrance ; il met en avant son innocence, souhaite le royaume qui lui a été promis et la confusion de ses adversaires. Finalement, il prévoit que ceux-ci périront par leur propre glaive, et il en loue Dieu.

Clément Marot (1998) - Strasbourg, Genève, 1542 / Genève, 1551


1. Mon Dieu, mon unique espérance,
J’attends de Toi la délivrance,
Sauve-moi des cruelles mains
De tant d’ennemis inhumains ;
De peur que leur chef ne m’attrape,
Qu’il ne m’arrête et qu’il ne frappe,
Comme un lion dans sa fureur,
Sans que je trouve un défenseur.

Psaume 3. Ô Seigneur que de gens (1587)

David assailli d’une grosse armée, s’étonne du commencement ; puis prend une si grande fiance en Dieu, qu’après l’avoir imploré il s’assure de la victoire.



1. Ô Seigneur, que de gens
À nuire diligents,
Qui me troublent et grèvent!
Mon Dieu, que d’ennemis
Qui aux champs se sont mis,
Et contre moi s’élèvent!
Certes plusieurs j’en vois,
Qui vont disant de moi,
Sa force est abolie,
Plus ne trouve en son Dieu
Secours en aucun lieu:
Mais c’est à eux folie.

Psaume 1. Qui au conseil des malins n’a été (1587)

Ce psaume chante que ceux sont bienheureux, qui rejetant les mœurs et le conseil des mauvais, s’adonnent à connaitre et mettre à effet la Loi de Dieu ; et malheureux ceux qui sont au contraire.



1. Qui au conseil des malins n’a été,
Qui n’est au trac des pécheurs arrêté,
Qui des moqueurs au banc place n’a prise,
Mais nuit et jour la Loi contemple et prise
De l’Éternel, et en est désireux.
Certainement cestui-là est heureux.

Psaume 103. Sus louez Dieu, mon âme, en toute chose (1587)

1. Sus louez Dieu, mon âme, en toute chose,
Et tout cela qui dedans moi repose,
Louez son Nom très saint et accompli;
Présente à Dieu louanges et services,
Ô toi, mon âme! Et tant de bénéfices,
Qu’en as reçu, ne les mets en oubli;

Psaume 84. Ô Dieu des armées, combien (1587)

1. Ô Dieu des armées, combien
Le sacré Tabernacle tien
Est sur toutes choses aimable!
Mon cœur langui, mes sens ravis
Défaillent après tes parvis,
Ô Seigneur Dieu très désirable!
Bref, cœur et corps vont s’élevant
Jusques à toi grand Dieu vivant.

Psaume 68. Que Dieu se montre seulement (1587)

1. Que Dieu se montre seulement,
Et on verra soudainement
Abandonner la place:
Le camp des ennemis épars,
Et ses haineux de toutes parts
Fuir devant sa face.
Dieu les fera tous enfuir,
Ainsi qu'on voit s'évanouir
Un amas de fumée:
Comme la cire auprès du feu,
Ainsi des méchants devant Dieu
La force est consumée.

Psaume 66. Or louez Dieu toute le monde (1587)

1. Or louez Dieu toute le monde,
Chantez le lot de son renom;
Chantez si haut, que toute redonde
De la louange de son Nom.
Dites, Ô que tu es terrible,
Seigneur, en tout ce que tu fais!
Tes haineux, tant es invincible,
Te flattent pour avoir la paix.

Psaume 42. Ainsi qu’on oit le cerf bruire (1587)

1. Ainsi qu’on oit le cerf bruire,
Pourchassant le frais des eaux,
Ainsi mon cœur qui soupire,
Seigneur, après tes ruisseaux,
Va toujours criant, suivant
Le grand, le grand Dieu vivant.
Hélas doncques, quand sera-ce
Que verrai de Dieu la face?

Psaume 36. Du malin le méchant vouloir (1587)

1. Du malin le méchant vouloir
Parle en mon cœur et me fait voir
Qu’il n’a de Dieu la crainte:
Car tant se plaît en son erreur,
Que l’avoir en haine et horreur
C’est bien force et contrainte.
Son parler est nuisant et fin,
Doctrine il va fuyant, afin
De jamais bien ne faire:
Songe en son lit méchanceté,
Au chemin tors est arrêté,
A nul mal n’est contraire.