Psaume 1. Qui au conseil des malins n’a été

Ce psaume chante que ceux sont bienheureux, qui rejetant les mœurs et le conseil des mauvais, s’adonnent à connaitre et mettre à effet la Loi de Dieu ; et malheureux ceux qui sont au contraire.



1. Qui au conseil des malins n’a été,
Qui n’est au trac des pécheurs arrêté,
Qui des moqueurs au banc place n’a prise,
Mais nuit et jour la Loi contemple et prise
De l’Éternel, et en est désireux.
Certainement cestui-là est heureux.

Psaume 103. Sus louez Dieu, mon âme, en toute chose

1. Sus louez Dieu, mon âme, en toute chose,
Et tout cela qui dedans moi repose,
Louez son Nom très saint et accompli;
Présente à Dieu louanges et services,
Ô toi, mon âme! Et tant de bénéfices,
Qu’en as reçu, ne les mets en oubli;

Psaume 84. Ô Dieu des armées, combien

1. Ô Dieu des armées, combien
Le sacré Tabernacle tien
Est sur toutes choses aimable!
Mon cœur langui, mes sens ravis
Défaillent après tes parvis,
Ô Seigneur Dieu très désirable!
Bref, cœur et corps vont s’élevant
Jusques à toi grand Dieu vivant.

Psaume 68. Que Dieu se montre seulement

1. Que Dieu se montre seulement,
Et on verra soudainement
Abandonner la place:
Le camp des ennemis épars,
Et ses haineux de toutes parts
Fuir devant sa face.
Dieu les fera tous enfuir,
Ainsi qu'on voit s'évanouir
Un amas de fumée:
Comme la cire auprès du feu,
Ainsi des méchants devant Dieu
La force est consumée.

Psaume 66. Or louez Dieu toute le monde

1. Or louez Dieu toute le monde,
Chantez le lot de son renom;
Chantez si haut, que toute redonde
De la louange de son Nom.
Dites, Ô que tu es terrible,
Seigneur, en tout ce que tu fais!
Tes haineux, tant es invincible,
Te flattent pour avoir la paix.

Psaume 42. Ainsi qu’on oit le cerf bruire

1. Ainsi qu’on oit le cerf bruire,
Pourchassant le frais des eaux,
Ainsi mon cœur qui soupire,
Seigneur, après tes ruisseaux,
Va toujours criant, suivant
Le grand, le grand Dieu vivant.
Hélas doncques, quand sera-ce
Que verrai de Dieu la face?

Psaume 36. Du malin le méchant vouloir

1. Du malin le méchant vouloir
Parle en mon cœur et me fait voir
Qu’il n’a de Dieu la crainte:
Car tant se plaît en son erreur,
Que l’avoir en haine et horreur
C’est bien force et contrainte.
Son parler est nuisant et fin,
Doctrine il va fuyant, afin
De jamais bien ne faire:
Songe en son lit méchanceté,
Au chemin tors est arrêté,
A nul mal n’est contraire.

Psaume 25. À toi, mon Dieu, mon cœur monte

1. À toi, mon Dieu, mon cœur monte,
En toi mon espoir ai mis;
Fais que je ne tombe à honte
Au gré de mes ennemis.
Honte n’auront voirement
Ceux qui dessus toi s’appuient;
Mais bien ceux qui durement
Et sans cause les ennuient.

Psaume 6. Seigneur qui voit la peine

David reconnaît avoir provoqué la colère de Dieu par sa faute. Il demande pardon de ses péchés. Il s’afflige de ne pouvoir louer Dieu qui le laisse en danger de mort. Puis, ayant repris courage, il magnifie la grâce divine, et tourne son propos contre ses ennemis qui se réjouissent de ses maux.

Clément Marot (1998) - Strasbourg, Genève, 1542


1. Seigneur qui vois la peine
mon péché me mène,
Cesse d’être irrité ;
Dans ta juste colère,
Ne sois pas si sévère
Que je l’ai mérité.

Psaume 5. Mon coeur aurait tant à te dire

David en exil, ayant beaucoup souffert et redoutant les flatteurs qui entouraient Saül, adresse sa prière à Dieu; puis il se console quand il pense que le Seigneur a toujours les mauvais en aversion, et qu’il favorise les bons.

Clément Marot (1998) - Strasbourg, Genève, 1542


1. Mon cœur aurait tant à te dire,
Et ne sait pas prier, Seigneur ;
Daigne comprendre un faible cœur
Perdu au fond de ton empire,
Et qui soupire.