Psaume 36. Je suis troublé quand lʼinsidieux (1998)

Exaltation de la grande bonté de Dieu, répandue sur toutes les créatures, bonnes ou mauvaises. Les élus la sentent particulièrement. Prière pour les fidèles et annonce de la ruine des impies.

Clément Marot (1998) - 1543 / Genève, 1551


1. Je suis troublé quand l’insidieux
clare : « On vit si bien sans Dieu,
Libéré de Sa crainte ! »
Sans remords il s’en va, glissant
Vers ses désirs, en maudissant
Toute doctrine sainte.
Mais il tient un discours trompeur,
Il fuit la vérité, par peur
Du bien qu’il faudrait faire.
Il rêve à des coups défendus,
Et choisit les sentiers tordus,
Ceux du mal qu’il préfère.

2. O Seigneur, ta fidéli
Va jusquʼaux cieux, ta véri
passe toute cime ;
Ta justice est pareille aux monts,
Et tes jugements sont profonds
Comme le grand abîme.
Tu soignes lʼhomme et la brebis,
Les humains trouvent un abri
lʼombre de tes ailes.
Quelle abondance en ta maison,
Quel plaisir quand ils goûteront
tes eaux qui ruissellent !

3. La source de vie est en Toi,
Cʼest par ta lumière quʼon voit
Resplendir la lumière.
Continue, ô Dieu tout-puissant,
A tout coeur droit te connaissant
Ta bonté coutumière.
Garde-moi de tomber aux mains
Des gens sans foi, des inhumains
Qui redoublent dʼaudace.
Cʼest fait ! Tu les as renversés,
Ils ne pourront se redresser,
Le mal nʼa plus de place.


Les Psaumes de David. Clément Marot. Adaptation en français actuel par Marc-François Gonin. ISBN 2-911069-29-3. Editions VIDA. 1998. Reproduit avec permission.