Psaume 11. Puisque en tout temps sur Dieu seul je m'appuie (1998)

David se plaint de ceux qui le chassaient de toute la terre d'Israël. Puis il chante sa confiance en Dieu, et le jugement qu'il exerce sur les bons et les mauvais.

Clément Marot (1998) - Strasbourg, Genève, 1542 / Genève, 1551


1. Puisque en tout temps sur Dieu seul je m’appuie,
Pourquoi vouloir qu’aux monts inhabités
Comme un oiseau, loin de vous je m’enfuie ?
Ils tendent l’arc, ces méchants emportés
Et sur la corde ils ajustent leurs flèches ;
Guettant dans l’ombre, ils sont prêts à pointer
Sur les cœurs droits, sans que rien les empêche.

2. Mais quelle offense avait été commise
Par lʼhomme juste ? Aussi ces orgueilleux
Vont échouer dans leur folle entreprise.
Sachez que Dieu réside dans les cieux,
Que sur son trône est lʼEternel Monarque ;
Siégeant là-haut, il voit tout de ses yeux,
Et son regard nous suit et nous remarque.

3. Sʼil éprouva le juste et sʼil lʼapprouve,
Il hait quiconque aime lʼagression,
Lʼhomme en qui la violence se trouve.
Sur eux pleuvra pour leur punition
Un feu de souffre chaud, de flamme ardente,
Un vent brûlant : telle est la portion
De leur breuvage et leur paye évidente.


Les Psaumes de David. Clément Marot. Adaptation en français actuel par Marc-François Gonin. ISBN 2-911069-29-3. Éditions VIDA. 1998. Texte reproduit avec permission.