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19/11/2016

PSAUME 52 : Fier ennemi, qui te confies

1. Fier ennemi, qui te confies En ta prospérité, Faut-il que tu te glorifies De ta malignité? Mon Dieu m’aime, et de son secours Rien n’arrête le cours.

2. Ta langue, qui médit sans cesse,
Et qui sans cesse ment,
Est comme un fer trompeur, qui blesse,
S’il touche seulement;
Ton cœur aime la fausseté,
Il est sans équité.

3. Les entretiens qui peuvent nuire
Sont ceux où tu te plais;
Aussi le Seigneur va détruire
Ta maison pour jamais;
Du monde où tu t’es attaché,
Tu seras arraché.

4. Comme un arbre qu’on déracine,
Dieu te renversera;
Épouvanté de ta ruine,
Le juste tremblera,
Sans qu’il plaigne, en voyant ta mort,
La rigueur de ton sort.

5. Ce grand, dira-t-il, loin de prendre
L’Eternel pour soutien,
Faisait uniquement dépendre
Son bonheur de son bien;
Sa malignité, son orgueil,
Le mènent au cercueil.

6. Mais moi, grand Dieu, qui ne me fonde
Qu’en ta seule bonté,
On me verra, malgré le monde,
Dans ta maison planté,
Tel qu’un olivier verdissant,
Qu’on voit toujours croissant.

7. C’est-là, Seigneur, qu’en ta présence,
Je te célébrerai;
À l’ombre de ta providence
Je me reposerai;
Car les fidèles chaque jour,
Éprouvent ton amour.

12/11/2016

PSAUME 51 : Miséricorde et grâce, ô Dieu des cieux

1. Miséricorde et grâce, ô Dieu des cieux! Un grand pécheur implore ta clémence; Use en ce jour de ta douceur immense Pour effacer mes crimes odieux.  Ô Seigneur, lave et relave avec soin, De mon péché la tache si profonde; Répands sur moi dans ce pressant besoin Toute la grâce où mon espoir se fonde.

2. Mon cœur, rempli de tristesse et d’effroi,
Connaît sa faute et sent qu’elle est énorme;
Mon crime, hélas! sous sa plus laide forme,
Me suit partout, et partout je le vois.
J’ai contre toi commis ce grand forfait;
C’est à toi seul à punir mon offense;
Tu peux le faire, et quand tu l’auras fait,
Tu paraîtras juste dans ta vengeance.

3. Je le sais trop, et je l’ai toujours su,
J’étais souillé, même avant que de naître;
Hélas! Seigneur, j’ai commencé de l’être
Dès qu’en son sein ma mère m’a conçu;
Mais toi, grand Dieu, qui n’es que sainteté,
Tu veux des cœurs où règne l’innocence;
Et tu m’avais, par ta grande bonté,
De tes secrets donné la connaissance.

4. Avec l’hysope arrose-moi, Seigneur;
Lave mon âme, efface sa souillure;
Tu te plairas à la voir ainsi pure,
Et l’emporter sur la neige en blancheur.
Je sens mes os brisés par ton courroux;
Parle de paix à mon cœur qui t’en prie;
Je suis guéri, Seigneur, si tu m’absous,
Et ton salut va me rendre la vie.

PAUSE


5. N’arrête plus tes yeux sur mes forfaits,
Ils ne pourraient qu’enflammer ta colère;
Oublie, ô Dieu, pour finir ma misère,
Ce crime atroce, et tous ceux que j’ai faits.
Daigne, Seigneur, daigne créer en moi
Un esprit pur, un cœur brûlant de zèle;
Pour ranimer et raffermir ma foi,
Que ton Esprit en moi se renouvelle.

6. Trop loin de toi je me vois reculé;
Guéris les maux qui font que je soupire.
Que ton Esprit jamais ne se retire,
Quand tu l’auras en moi renouvelé.
Mon Dieu, rends-moi ta consolation,
Elle peut seule adoucir ma tristesse;
Que ton Esprit, dans cette affliction,
Par sa vertu soutienne ma faiblesse.

7. Alors, Seigneur, rentré dans tes sentiers,
Aux égarés je les ferai reprendre;
À mon exemple, on les verra s’y rendre,
Et revenir à toi plus volontiers.
Dieu mon Sauveur, tout-puissant et tout bon,
Le sang versé te demande vengeance;
Mais si de toi j’en obtiens le pardon,
Je publierai ta grâce et ta clémence.

8. Ouvre, Seigneur, mes lèvres désormais,
Que mes frayeurs ont si longtemps fermées;
Et par mes chants tes louanges semées
Vont en tous lieux retentir à jamais.
Si tu voulais que, pour de tels péchés,
En holocauste on t’offrit des victimes,
J’en eusse offert; mais des cœurs si tachés
Le sang des boucs n’efface pas les crimes.

9. Le sacrifice agréable à tes yeux,
C’est le regret d’une âme pénitente;
Un cœur brisé d’une douleur pressante;
Celui-là seul, grand Dieu, t’est précieux.
Témoigne encore à Sion ta bonté;
Protège, ô Dieu, conserve et fortifie
Jérusalem, ta fidèle cité;
Hausse ses murs et ses tours r’édifie.

10. Alors, Seigneur, nos cœurs mieux disposés
Seront pour toi d’agréables offrandes,
Et les taureaux, comme tu le commandes,
Sur ton autel par nous seront posés.

(Psautier de Genève 1729)

05/11/2016

PSAUME 82 : Dieu parmi les juges préside

1. Dieu parmi les juges préside, Et voit comme chacun décide; Assis au milieu de ces dieux, Il pénètre tout de ses yeux. Pourquoi donc, ô juges iniques, Cherchez-vous des sentiers obliques, Traitant le juste avec rigueur, Et le méchant avec faveur?

2. Rendez à chacun la justice;
Au pauvre, qu’on voit sans malice;
À l’orphelin, s’il est foulé;
Au faible, s’il est accablé.
Écoutez l’affligé qui prie,
L’innocent qui souffre et qui crie;
Retirez-les d’entre les mains
De leurs oppresseurs inhumains.

3. Mais pourquoi cette remontrance
À des gens sans intelligence,
Et qui marchent aveuglément
Dans ce commun dérèglement?
Je l’ai dit, on vous doit hommage;
Vous êtes dieux, de Dieu l’image,
Les enfants du Dieu souverain
Qui vous mit son pouvoir en main.

4. Mais étant nés ce que nous sommes,
Vous mourrez comme d’autres hommes;
Un jour, grands, vous passerez tous,
Vous mourrez de même que nous.
Ô Dieu, prends en main le tonnerre;
Viens toi-même juger la terre;
C’est à toi seul qu’elle appartient,
Avec tout ce qu’elle contient.

(Psautier de Genève 1729)

Psaume 46 avec la même musique.

29/10/2016

PSAUME 50 : Du haut des cieux l’Éternel parlera

1. Du haut des cieux l’Éternel parlera, Le Tout-Puissant la terre appellera; De l’orient jusques à l’occident, On le verra de splendeur éclatant, Quand de Sion, des villes la plus belle, Il paraîtra dans sa gloire immortelle.

2. Devant ses pas marche un feu consumant,
Autour de lui souffle un vent véhément.
La terre stable, et les cieux dans leur cours,
Prêtent l’oreille à ses graves discours;
Faites, dit-il, venir en ma présence
Le peuple élu qui prit mon alliance.

3. Cieux, vous direz en tout temps, en tout lieu,
Quelle sera la justice de Dieu.
Viens, poursuit-il, mon peuple, écoute-moi,
Je veux ici contester avec toi;
Je suis ton Dieu, non que sur tes offrandes
J’aie à former ni plaintes ni demandes.

4. Ne pense pas qu’en aucune saison
J’eusse besoin des bœufs de ta maison,
Ni de tes boucs; mais, que dis-je, des tiens?
Mille troupeaux sur mille monts sont miens;
Tout est à moi, les bêtes des campagnes,
Tous les oiseaux des bois et des montagnes.

PAUSE

5. Si j’avais faim, je ne t’en dirais rien;
Le monde entier est mon fonds, est mon bien.
Suis-je mangeur de chair de gras taureaux?
Bois-je le sang des boucs et des chevreaux?
Non, si tu veux te rendre Dieu propice,
Présente-lui ton cœur en sacrifice.

6. Invoque-moi dans ton adversité,
Je t’aiderai, tu diras ma bonté.
Puis s’adressant au pécheur endurci,
Quoi! dira-t-il, quoi! toujours vivre ainsi!
Que fait mon nom ou ma loi dans ta bouche,
Si de ma part jamais rien ne te touche?

7. Foulant aux pieds mon saint commandement
Tu cours au mal avec emportement;
On te voit suivre et défendre celui
Qui prend le champ ou la femme d’autrui;
Ta bouche impure à médire s’adonne,
Ta fausse langue à nuire s’abandonne.

8. Dans un loisir et criminel et vain
Tu ne te plais qu’à noircir ton prochain;
Et le support que tu trouves en moi
Te fait juger que je suis tel que toi;
Mais devant tous confondant ta malice,
Je t’apprendrai si j’aime l’injustice.

9. Vous donc, mortels, qui méprisez ses lois,
Cessez enfin d’être sourds à sa voix.
Qui veut, dit-il, éviter ma rigueur,
Qu’il me consacre et sa langue et son cœur;
Car qui me cherche aura seul l’assurance
De mon amour et de sa délivrance.

(Psautier de Genève 1729)